vendredi 14 décembre 2007



XIVeme SIÈCLE:
Assez curieusement on trouve aux archives nationales
une mention d’une seule ligne par laquelle le Roi Philippe VI de Valois, en 1348, “donne congé” de fortifier Saint Georges, dans l’île d’Oleron.( manuscrit n°273 de Vendôme,f.xxxr°,R)
En 1385 le “droit de naufrage” à “Follerot”est reconnu au bénéfice du Prieuré ( Il s'agit, ni plus ni moins du droit de pillage des épaves ! ).
Au mois de juin 1347, Philippe, Roi de France confirme les décisions de 1146, prises par Louis , Roi de France, et place à nouveau le territoire de St. Georges, en Oleron, sous la spéciale sauvegarde de la Couronne de France.


XVeme SIÈCLE :
En 1483, ily a au prieuré, en tout et pour tout 4 religieux (3 et le sollacier) et un prévôt. Les bâtiments comportent deux maisons seigneuriales, la prévôté, la prison, des annexes, granges et écuries et un bâtiment aux Boulassiers, village côtier proche de La Brée.




XVIeme SIÈCLE :
C’est le siècle des guerres de religions:
Saccages et mutilations de l’église en 1548, 1557,1561,1568,1584, 1621.
( Pour mémoire : prise de La Rochelle par Richelieu en 1627-28).
Le 30 avril 1579 le Sieur de Rabayne achète "Chaucre-Le-Neuf", avec droit de Baronnie. Il est propriétaire de Chéray et de près à La Brée.
12décembre 1547 (archives du Loir et Cher et archives de la Charente Mme. G253). Déclaration et dénombrement du temporel du prieuré de St. Georges, donné au Roi : Terres, maisons “treuils”, moulins, rentes sur le blé et la vigne,salines ... mais par contre charges et rentes à payer aux supérieurs, au Sénéchal, au prévost ...


XVIIeme SIÈCLE :
Entre 1606 et 1618, reconstruction de l’église grâce à un don du Prieur de La Rochelle. Rehaussement de la nef et des voûtes de la partie la plus haute. L’église prend sa forme actuelle. Dans les bas-côtés, deux voûtes sont en pierre, les autres sont construites en bois par les charpentiers de marine venant de Brouage. Agrandissement des chapelles latérales. Restauration
( en style Renaissance ) du portail Sud ( qui devait initialement être de style roman. ( traces ).




XVIIIeme SIÈCLE :
Les revenus du Prieuré de St. Georges sont donnés à bail à Jacques Joly, violon ordinaire du Roi en 1717. par décret du Roi, le 26 août 1741 ( archives du Loir et Cher ), le Prieuré et l’église de St. Georges sont donnés à Saint Gratien de Tours, pour l’aider à se relever des dégâts commis par les inondations de la Loire. En 1754, baptême de la cloche. le 20février 1783 (archives du Loir et Cher) L’Évêque de Soissons, Abbé-Cardinal de l’Abbaye de Vendôme donne à bail au Sieur de la Jaille, fermier sortant, pour 13000 livres, le tiers lui appartenant du revenu de la Seigneurie de St. Georges d’Oleron. Laïcisation pendant la Révolution. Vente des Biens Nationaux. L’église elle-même ne souffre pas dans ses oeuvres vives.Elle sert d’abord de lieu de réunions du comité révolutionnaire, puis elle est utilisée comme grange.

jeudi 13 décembre 2007

SAINT GEORGES D'OLÉRON ÉGLISE

XIXeme SIÈCLE :

Samuel Saint-Médard, prêtre, a émigré en Espagne, puis en Angleterre. Il réouvre l'église de st. Georges après l'avènement de Napoléon. Il est nommé Évêque de Tournai par Napoléon au titre du Concordat, mais non installé par le chapitre de cette ville, il revient en 1814 et il est nommé Vicaire Général du Diocèse de La Rochelle.
Construction du campanile actuel en 1886. Construction d’une sacristie derrière le mur Est de l’église. Pose d’enduits de plâtre sur tous les murs (ils vont se déliter et devenir boueux ). Pose de plusieurs statues de goût Saint-Sulpicien, offertes par les paroissiens. Remblai du sol de la nef jusqu’à hauteur du sol du choeur (jusqu’à la plus haute marche de l’escalier du grand portail Ouest) ... Les deux grandes fenêtres de droite ( baies à nervures) sont bouchées et disparaissent sous les plâtres, la porte Sud de la nef disparaît également ainsi que la porte Nord de la nef.

Ouverture de l’oculus de la chapelle de gauche (au-dessus du rétable). Construction d’énormes contreforts extérieurs pour lutter contre la tendance des murs à l’ouverture ( et donc alourdissement de l’aspect extérieur).
Au total, l’église est défigurée. Notons le cadran solaire , La maquette du bateau La Louise, et la figure de proue représentant Ste. Barbe, qui datent de cette époque. Les peintures des nervures de voûtes sont réalisées par un artiste local.





XVIIeme SIÈCLE :
Entre 1606 et 1618, reconstruction de l’église grâce à un don du Prieur de La Rochelle. Rehaussement de la nef et des voûtes de la partie la plus haute. L’église prend sa forme actuelle. Dans les bas-côtés, deux voûtes sont en pierre, les autres sont construites en bois par les charpentiers de marine venant de Brouage. Agrandissement des chapelles latérales. Restauration 
( en style Renaissance ) du portail Sud ( qui devait initialement être de style roman. ( traces ).




XVIIIeme SIÈCLE :
Les revenus du Prieuré de St. Georges sont donnés à bail à Jacques Joly, violon ordinaire du Roi en 1717. par décret du Roi, le 26 août 1741 ( archives du Loir et Cher ), le Prieuré et l’église de St. Georges sont donnés à Saint Gratien de Tours, pour l’aider à se relever des dégâts commis par les inondations de la Loire. En 1754, baptême de la cloche. le 20février 1783 (archives du Loir et Cher) L’Évêque de Soissons, Abbé-Cardinal de l’Abbaye de Vendôme donne à bail au Sieur de la Jaille, fermier sortant, pour 13000 livres, le tiers lui appartenant du revenu de la Seigneurie de St. Georges d’Oleron. Laïcisation pendant la Révolution. Vente des Biens Nationaux. L’église elle-même ne souffre pas dans ses oeuvres vives.Elle sert d’abord de lieu de réunions du comité révolutionnaire, puis elle est utilisée comme grange.

JEUDI 13 DÉCEMBRE 2007

XIXeme SIÈCLE :

Samuel Saint-Médard, prêtre, a émigré en Espagne, puis en Angleterre. Il réouvre l'église de st. Georges après l'avènement de Napoléon. Il est nommé Évêque de Tournai par Napoléon au titre du Concordat, mais non installé par le chapitre de cette ville, il revient en 1814 et il est nommé Vicaire Général du Diocèse de La Rochelle.
Construction du campanile actuel en 1886. Construction d’une sacristie derrière le mur Est de l’église. Pose d’enduits de plâtre sur tous les murs (ils vont se déliter et devenir boueux ). Pose de plusieurs statues de goût Saint-Sulpicien, offertes par les paroissiens. Remblai du sol de la nef jusqu’à hauteur du sol du choeur (jusqu’à la plus haute marche de l’escalier du grand portail Ouest) ... Les deux grandes fenêtres de droite ( baies à nervures) sont bouchées et disparaissent sous les plâtres, la porte Sud de la nef disparaît également ainsi que la porte Nord de la nef.


Ouverture de l’oculus de la chapelle de gauche (au-dessus du rétable). Construction d’énormes contreforts extérieurs pour lutter contre la tendance des murs à l’ouverture ( et donc alourdissement de l’aspect extérieur).
Au total, l’église est défigurée. Notons le cadran solaire , La maquette du bateau La Louise, et la figure de proue représentant Ste. Barbe, qui datent de cette époque. Les peintures des nervures de voûtes sont réalisées par un artiste local.



XXeme SIÈCLE :


A partir de 1960 débute la “grande restauration”, à l’initiative de la Municipalité dirigée par Lucien Savatier.Elle sera poursuivie jusqu’en 1968 sous la conduite de l’architecte des bâtiments de France. Le Curé étant Tugdual Rawl. L’église est classée Monument Historique depuis 1931.
Le gros oeuvre est entièrement revu et consolidé. Les contreforts extérieurs retrouvent leur aspect originel. Le pignon Est est rebâti. Les deux larges fenêtres de droite, qui étaient murées, sont réouvertes ornées de nervures neuves. La petite porte du mur Sud de la nef est réouverte. Le plâtre qui engluait les murs intérieurs est enlevé pour faire réapparaître la pierre de taille. Le sol de la nef retrouve son niveau initial. La voûte de cette même nef est refaite en briques suspendues, enduites.
Celles du transept et du choeur sont refaites en bois. Les dallages sont refaits à neuf. Les toitures sont rétablies après remplacement des poutres et des chevrons largement attaqués par les termites. Aux fenêtres sont installés de nouveaux vitraux. Le baptistère est transformé en sacristie après destruction des petits bâtiments qui en faisaient office. Un trottoir en pierres taillées est réalisé tout autour de l’édifice.Le dimanche 1er septembre 1968 a lieu la consécration de l’autel en présence de Mg. Verdet, Evêque de La Rochelle et Saintes.
En décembre 1999 la tempête endommage la toiture et le campanile.
XXIeme; SIÈCLE :



À peine l’an 2000 s’annonçait-il que des fissures s’étant produites dans la voûte de la nef, celle-ci dÛt être fermée au public. Elle le resta pendant trois ans. Il fallut déposer les poutres en béton, trop lourdes pour le gros-oeuvre, abattre la voûte en briques suspendues dont les suspentes avaient rouillé et cassé à cause de l’humidité. La voûte, refaite en bois, comme en 1848, et la toiture revue, la nef a été réouverte à l’orée de l’été 2003 et l’église de St. Georges a pris son aspect actuel, dépouillé, un peu austèe, mais pur, et chargé d’autant de spiritualité que d’histoire.

SOURCES :


On a profité des travaux de Monsieur Arnaud, de St. Georges d’Oleron, de ceux du Dr. Pelletier, également de St. Georges. On a utilisé les données de l’Abbé Béliard, les écrits de l’Abbé Tugdual Rawl, les données des archives Nationales de France ( par l’intermédiaire du site Histoire-Passion, sur Internet ) On a eu accès au Cartulaire de l’Abbaye de Vendôme et aux archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis. On a consulté les annales des sociétés savantes et le Coûtumier de l’Ile d’Oleron. On a utilisé les travaux de M. Desgraves. On a consulté les publications de l’Office du Tourisme de St. Georges d’Oleron.
On a surtout beaucoup observé l’église, ses pierres, ses “blessures”, ses “coutures”, ses sculptures :


L’observation des murs et des voûtes, intérieurement et extérieurement, est des plus instructives quand on utilise une bonne paire de jumelles. Il faut surtout se débarasser de tout à priori et ne recevoir pour véritable que ce qui est attesté :


Ainsi, à ceux qui prétendent que le grand portail de l’église est ornée d’algues marines, on répondra : “Montrez-les moi”. Pour l’instant il faut répondre la même chose à ceux qui parlent de souterrains.


UN GRAND MERCI A TOUS CEUX QUI ONT, D’UNE FACON OU D’UNE AUTRE PARTICIPÉ
AU SAUVETAGE ET A LA MISE EN VALEUR DE CET ÉDIFICE.